Communiqué de presse : 28-02-2008 en réaction à l'accord du Gouvernement
Les associations de riverains de Brussels Airport se réjouissent de voir que les autorités politiques du Pays soient arrivées à un accord tant sur le volet institutionnel que sur le volet budgétaire. Elles tiennent toutefois à faire part de leur plus vive inquiétude concernant la régionalisation de la législation relative à l'expropriation . En effet, il est à parier que les autorités régionales flamandes useront de ce nouveau "droit" pour exproprier plus aisément en vue de réaliser leurs objectifs de développement de la zone aéroportuaire de Zaventem et de favoriser l'accroissement du trafic aérien dont on connaît les nuisances en région bruxelloise et aux alentours. Dès lors, il semble indispensable de prévoir une clause de sauvegarde dans la régionalisation de cette compétence.
Par ailleurs, les associations s'étonnent que l'hypothèse d'un prélèvement sur les billets d'avions n'ait pas fait l'objet d'une évaluation lors des travaux budgétaires. Les associations ont calculé qu 'un prélèvement, minime, sur le transport aérien entre 5 et 10 € par passager et par quintal de fret rapporterait entre 100 et 200 millions d'€ par an au budget fédéral (plus de 20 millions de passagers en Belgique en 2007) sans risque de mettre en danger la rentabilité des aéroports situés en Belgique puisque des prélèvements similaires et généralement plus élevés sont appliqués en France et aux Pays-Bas où sont situés les aéroports concurrents des aéroports belges. Dans ces deux pays, le montant du prélèvement est variable avec un minimum de 11 € aux Pays-Bas.
Avec un budget annuel supplémentaire de 200 millions d'€, l'Etat pourrait certainement développer d'autres politiques sociales ou environnementales telles que des augmentations des bas revenus et l'alimentation correcte du fonds argenté (zilverfonds). Il aurait pu avantageusement s'inspirer de l'exemple français où le prélèvement sert à financer "UNITAID" - organisme qui finance l'achat de médicaments pour les pays du tiers monde et, ainsi, augmenter progressivement sa contribution pour les pays en voie de développement.