L'intérêt de SN Brussels Airlines (SNBA) pour l'aéroport de Charleroi pourrait se traduire par la présence quotidienne de 3 à 6 avions et l'organisation de 10 à 20 vols par jour au départ de Gosselies, écrit vendredi La Nouvelle Gazette. Il s'agit des destinations européennes de SNBA. En optant pour Charleroi, SNBA peut diminuer ses coûts et augmenter ses recettes avec un public que la lourdeur de Zaventem repousse.
Nous ne serons pas la poubelle sonore de Zaventem
SNBA promet une décision après Pâques. Les vols européennes de SNBA sont actuellement au nombre de 60, certaines destinations sont desservies jusqu'à quatre fois par jour. Le ministre André Antoine, en charge des aéroports wallons, assure que "la compagnie réfléchit encore à la formule qui lui semble la meilleure". "Mais nous ne serons pas la poubelle sonore de Zaventem, l'aéroport restera diurne et nous poursuivrons notre politique d'investissement d'insonorisation sur les maisons", a rassuré le ministre wallon.
Source : RTL Info (D'après la DH)
Le ministre wallon des Transports, André Antoine (cdH), lance un appel à la compagnie aérienne Brussels Airlines, basée à Bruxelles-National, pour qu'elle vienne en Wallonie. "SN Brussels Airlines doit venir à Charleroi", dit le ministre wallon qui estime que l'entreprise "gagnerait des dizaines de millions d'euros", dans un entretien publié ce dimanche par La Dernière Heure.
"Il y a de nombreux atouts à ce rapprochement", estime M. Antoine. "Je ne donne que l'exemple de la redevance puisqu'à Charleroi, elle est de 2,20 euros et qu'à Bruxelles, elle est de 28,80 euros", souligne le ministre en charge des Aéroports wallons qui ajoute que "le calcul est facile à faire pour les patrons".
Il affirme que "ce serait aussi une bonne nouvelle pour les passagers parce qu'ils pourraient payer moins leurs tickets et avoir plus de destinations".
André Antoine rappelle aussi que "la Région wallonne est actionnaire de SN Brussels Airlines. Nous avons donc une carte à jouer. Je rappelle que ce n'est pas le cas des Flamands".
Pas seulement le low cost qui intéresse Charleroi
Et le ministre wallon de préciser que ce n'est pas seulement le low cost qui intéresse Charleroi. "SN Brussels Airlines pourrait sans aucune difficulté développer des lignes avec d'autres avions vers des destinations en Europe ou en Afrique. Je souhaite une vraie dynamique autour de notre deuxième aéroport national. (...) Nous avons une belle carte à jouer". Et d'ajouter encore que "rien ne dit qu'à terme, SNBA ne pourrait pas non plus, dans certains cas, partir de Liège".
Par rapport à la Flandre, André Antoine assure que "le débat n'est pas un débat communautaire. Ils peuvent utiliser les aéroports de Deurne et d'Ostende qui font plus ou moins 300.000 passagers".
Des contacts positifs
D'ailleurs, le ministre wallon estime que le déménagement total ou partiel de "SN Brussels Airlines n'aurait pas uniquement que des avantages économiques. Je ne vais prendre comme exemple que le bruit. Il s'agit sans conteste d'un atout pour les riverains de la région bruxelloise. Ils ne devront plus subir les désagréments des avions. Nous avons de nombreuses maisons insonorisées, alors qu'à Bruxelles et en Flandre, il y a un vrai problème. Les Wallons ne souffriront donc pas de ses nouveaux vols", affirme encore le ministre Antoine en soulignant que tous les contacts qu'il a eu avec la compagnie sont positifs.
Samedi, dans La Libre Belgique, Marcel Buelens, CEO de BSCA, affirmait que cela faisait "pas mal de temps que l'aéroport de Charleroi est en pourparlers avec Brussels Airlines "mais il est difficile de les convaincre, car la compagnie à un réseau international à Bruxelles. Mais notre argument est qu'elle pourrait faire une économie de 54 millions d'euros par an si elle met 2 millions de passagers à Charleroi (...). Peut-être les vols vers Palma ou Turin", suggérait-il.